Actualités

Avec son initiative, la droite conservatrice voulait empêcher une Suisse à 10 millions d'habitants. Keystone / Gaetan Bally

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur linkedin
Partager sur email

Les Helvètes disent non à un «Swixit»

Les Suisses refusent catégoriquement d’abolir la libre circulation des personnes avec l’Union européenne, selon les résultats partiels et la projection de l’institut gfs.bern. La droite conservatrice subit ainsi un nouvel échec dans les urnes avec son initiative populaire «pour une immigration modérée». Prochain chantier: l’accord-cadre institutionnel avec Bruxelles.

Le peuple suisse a largement rejeté l’initiative populaire «pour une immigration modérée», dite «de limitation», à la majorité des cantons et à 61,7% des voix.

Le texte de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) exigeait que la Suisse règle de manière autonome son immigration. Par l’introduction d’un nouvel article 121b dans la Constitution, le parti demandait la résiliation pure et simple de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE).

Initiative populaire « Pour une immigration modérée »

Peur de la clause guillotine
Marco Chiesa, le nouveau président de l’UDC, a notamment expliqué la défaite de son parti par l’incertitude liée à la crise du coronavirus. Il a déjà annoncé que son prochain combat serait contre la signature d’un accord-cadre avec l’UE. «Il menacerait notre souveraineté et la démocratie directe», a-t-il mis en garde.

«C’est la clause guillotine qui faisait peur aux citoyens», a réagi la députée UDC Céline Amaudruz, qui s’exprimait à la Radio Télévision Suisse (RTS), en référence au dispositif qui lie la libre circulation à six autres accords bilatéraux. «Nous étions seuls contre tous», a poursuivi cette dernière. L’UDC entend désormais «s’assurer qu’on ne rentre pas petit à petit dans l’Union européenne», a-t-elle souligné.

Soigner les bonnes relations avec l’Europe

Les Suisses ont surtout signalé leur attachement aux relations bilatérales, qui fonctionnent bien depuis 20 ans, a commenté le député socialiste Roger Nordmann sur les ondes de la RTS. Il estime aussi que le Brexit de la Grande-Bretagne a fait peur. Le député a également fustigé la politique de la droite conservatrice: «C’est la défaite du populisme, de la stigmatisation d’un groupe au lieu de résoudre les problèmes.»

Dans le camp des gagnants, beaucoup avancent le fait que les Suisses sont convaincus des avantages d’avoir de bonnes relations avec l’UE comme facteur d’explication. «Le peuple suisse ne veut pas d’expérimentation qui mette en jeu notre prospérité et nos emplois», pense la députée du Parti démocrate-chrétien (PDC /centre) Elisabeth Schneider-Schneiter. Elle interprète ce résultat comme «un signal fort en faveur d’une Suisse ouverte».

Du côté des milieux scientifiques, le Fonds national suisse (FNS) s’est dit «soulagé», l’accord sur la recherche étant un des textes menacés par l’initiative. «Cela renforce la recherche suisse dans sa contribution au bien du pays», déclare Angelika Kalt, directrice du FNS, dans un communiqué.

«Le peuple suisse ne veut pas d’expérimentation qui mette en jeu notre prospérité et nos emplois»

Elisabeth Schneider-Schneiter, députée PDC

Ce non réjouit aussi les milieux économiques. «Le peuple était conscient qu’il votait sur la poursuite de la voie bilatérale et pas sur l’immigration», a analysé Monika Rühl, directrice d’economiesuisse, en référence à la votation de 2014 qui avait vu une courte victoire de l’initiative de l’UDC «Contre l’immigration de masse». Elle attend désormais que «le Conseil fédéral reprenne les choses en main» pour négocier la conclusion d’un accord-cadre avec l’UE. Monika Rühl a aussi rappelé que le peuple «s’est déjà exprimé trois fois récemment, toujours en faveur de la voie bilatérale», ce qui a pu provoquer «une certaine fatigue» chez les citoyens.

L’accord-cadre, prochain dossier brûlant

Alors que le peuple a plébiscité la voie bilatérale, que la Confédération suit depuis plus de vingt pour régir ses relations avec l’UE, le gouvernement devra effectivement reprendre les négociations. L’UE ne souhaite poursuivre sur cette voie qu’à la condition que les questions institutionnelles soient clarifiées dans un accord-cadre. Bruxelles avait laissé entendre qu’elle attendait rapidement, après le scrutin, des propositions de la Suisse sur les points encore ouverts.

Sous la pression politique intérieure, la Suisse prend son temps et exige des aménagements en matière de protection salariale, de subventions étatiques et de directives sur la citoyenneté européenne. Elle devra désormais prendre position: veut-elle trouver une solution commune avec l’UE sur l’accord-cadre ou abandonner l’exercice, avec toutes les conséquences que cela entraînerait pour la Suisse?

Le président de la délégation UE-Suisse au parlement européen, Andreas Schwab, a salué le rejet de l’initiative de l’UDC. Il compte désormais sur une signature rapide de l’accord-cadre institutionnel par le Conseil fédéral. Cette nouvelle étape est nécessaire pour poursuivre l’histoire à succès de notre relation, estime le député allemand dans un communiqué. Le résultat de dimanche est la preuve selon lui que les citoyens suisses veulent conserver la collaboration avec l’Union européenne.

Le commissaire européen aux affaires économiques Paolo Gentiloni n’a pas attendu la réaction officielle de l’exécutif européen pour se réjouir du rejet de l’initiative de limitation: «Un beau dimanche démocratique et européen dans le pays du référendum».

Une machine à perdre?

Ce résultat ne surprend pas, puisque le dernier sondage avant les votations fédérales prévoyait un rejet de l’objet à 63%. Habituée à déchaîner les passions avec la question des étrangers en Suisse, son thème favori, l’UDC a mené une campagne plutôt morne. Le sujet n’a que peu animé des Suisses plus préoccupés par la crise sanitaire, l’écologie et leurs retraites. Le report de la votation, initialement prévue en mai, en raison de la pandémie de coronavirus semble d’ailleurs avoir fait perdre de son élan au débat.

Ces dernières années, le parti de la droite conservatrice accumule les échecs dans les urnes. Sa dernière victoire en votations fédérales remonte à 2014, lorsque les citoyens ont accepté le texte «Contre l’immigration de masse». Par la suite, le peuple a refusé trois initiatives populaires de l’UDC et quatre référendums. De plus, le parti a enregistré un recul de cinq pour cent aux élections fédérales de 2019. «Pendant 20 ans, l’UDC a défini les règles de la politique fédérale. Aujourd’hui, cela ne fonctionne plus», commente le politologue Claude Longchamp.

Autres Vivactualités

Votre fiduciaire de proximité

Contactez-nous !

Veuillez compléter le formulaire ci-après.

Agréé par la Finma

Conditions générales d’utilisation

Propriétaire

Fiduciaire Vivatax SA
Avenue Jean-Jacques Rousseau 7
2000 Neuchâtel
+41 (0)32 724 84 04
info@vivatax.ch

Marque déposée N° 06325/2021
FINMA N° 35758

Partenaire

Les Collectives Neuchâteloises
Avenue Jean-jacques Rousseau 7
2000 Neuchâtel
+41 (0)32 724 20 01
info@assurance-ne.ch
Office du registre du commerce: Neuchâtel
 

Créateur

R-C Design
www.r-c.ch
+41 (0)79 813 53 20
hello@r-c.ch

Hébergeur du site

Infomaniak Network SA
Rue Eugène-Marziano 25
1227 Les Acacias

Conditions d’utilisation

Ce site est proposé en différents langages web (HTML, HTML5, Javascript, CSS, etc…) pour un meilleur confort d’utilisation et un graphisme plus agréable, nous vous recommandons de recourir à des navigateurs modernes comme Internet explorer, Safari, Firefox, Google Chrome, etc…

Fiduciaire Vivatax SA met en œuvre tous les moyens dont elle dispose, pour assurer une information fiable et une mise à jour fiable de ses sites internet. Toutefois, des erreurs ou omissions peuvent survenir. L’internaute devra donc s’assurer de l’exactitude des informations auprès de fiduciaire Vivatax SA, et signaler toutes modifications du site qu’il jugerait utile. fiduciaire Vivatax SA n’est en aucun cas responsable de l’utilisation faite de ces informations, et de tout préjudice direct ou indirect pouvant en découler.

Cookies

Ce site peut être amené à vous demander l’acceptation des cookies pour des besoins de statistiques et d’affichage. Un cookie est une information déposée sur votre disque dur par le serveur du site que vous visitez. Il contient plusieurs données qui sont stockées sur votre ordinateur dans un simple fichier texte auquel un serveur accède pour lire et enregistrer des informations. Certaines parties de ce site ne peuvent être fonctionnelles sans l’acceptation de cookies.

Liens hypertextes

Les sites internet de peuvent offrir des liens vers d’autres sites internet ou d’autres ressources disponibles sur Internet. fiduciaire Vivatax SA ne dispose d’aucun moyen pour contrôler les sites en connexion avec ses sites internet. La fiduciaire Vivatax SA ne répond pas de la disponibilité de tels sites et sources externes, ni ne la garantit. Elle ne peut être tenue pour responsable de tout dommage, de quelque nature que ce soit, résultant du contenu de ces sites ou sources externes, et notamment des informations, produits ou services qu’ils proposent, ou de tout usage qui peut être fait de ces éléments. Les risques liés à cette utilisation incombent pleinement à l’internaute, qui doit se conformer à leurs conditions d’utilisation.

Propriété intellectuelle

La fiduciaire Vivatax SA est propriétaire exclusif de tous les droits de propriété intellectuelle ou détient les droits d’usage sur tous les éléments de contenus accessibles sur le site, tant sur la structure que sur les textes, images, graphismes, logo, icônes, sons et vidéos.

Toute reproduction totale ou partielle de ce site, représentation, modification, publication, adaptation totale ou partielle de l’un quelconque de ces éléments, quel que soit le moyen ou le procédé utilisé, est interdite, sauf autorisation écrite préalable de la fiduciaire Vivatax SA, propriétaire du site par écrit au moyen u formulaire de contact, à défaut elle sera considérée comme constitutive d’une contrefaçon et passible de poursuite.

Politique de confidentialité

Cette Politique de confidentialité décrit nos règles concernant la gestion, le traitement et le stockage des données personnelles soumises dans le cadre de nos services. Le terme « données personnelles » désigne les informations relatives à une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée.

Consentement
En vous inscrivant à nos services ou en remplissant un formulaire de contact sur notre site, vous acceptez que la fiduciaire Vivatax SA  puisse récolter, traiter, stocker et/ou utiliser vos données personnelles soumises en conformité avec les règles exposées ci-après.
En nous donnant votre consentement, vous conservez également le droit de rectification, le droit à l’oubli et/ou le droit à la suppression de vos données personnelles.

Quelles sont les données personnelles traitées ?
Il s’agit des données que vous nous communiquez au travers de notre site Internet lorsque vous utilisez un des formulaires de contact.

Nous utilisons ces données (notamment vos noms, prénoms, adresses e-mail, numéros de téléphone, le nom de votre société, l’url de votre site internet) pour pouvoir vous recontacter avec l’information la plus pertinente possible pour vous  mais aussi vous envoyer des newsletters ponctuelles sur nos nouveautés, des informations générales sur nos produits et services qui pourraient vous intéresser.

Vous avez à tout moment la possibilité de retirer votre consentement, soit en nous écrivant par e-mail à travers notre formulaire de contact.

Qui aura accès à ces données ?
Pendant toute la durée du traitement vos données personnelles font l’objet d’une protection particulière par des mesures de sécurité mises en œuvre pour en protéger l’accès. Nous assurons que seules notre personnel interne (commercial ou technique) y ont accès pour l’envoi de newsletter, traitement de votre demande ou toute autre demande de votre part à travers notre formulaire.

Dans le cadre de l’exécution de nos services, nous pouvons être amenés à sous-traiter, en tout ou en partie, certaines de nos missions à des sous-traitants techniques qui nous sont liés par contrats. En cas de demande de conseil en assurance de votre part, vos données seront transmises à la société citée en dessus sous la rubrique “Partenaire”, afin d’être en mesure de vous établir des offres d’assurances.

Quels sont mes droits sur ces données ?
Vous disposez pendant toute la durée du traitement du droit de demander au responsable du traitement l’accès aux données à caractère personnel, la rectification ou l’effacement de celles-ci, ou une limitation du traitement relatif à la personne concernée, ou du droit de vous opposer au traitement et du droit à la portabilité des données. Vous disposez également du droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle. Et vous pouvez à tout moment retirer votre consentement au traitement de vos données.

De manière générale, la fourniture de vos données à caractère personnelles vous permet d’être informé des évolutions de la fiduciaire Vivatax SA et est entièrement facultative. Elle ne conditionne la conclusion d’aucun contrat. Aucun profilage ni système de décision automatisé n’est mis en œuvre.

Pendant combien de temps conservez-vous mes données ?
Formulaire de contact: nous conserverons vos données pour la durée nécessaire aux opérations pour lesquelles elles ont été collectées ainsi que dans le respect de la législation en vigueur.

Newsletter: c’est vous qui décidez : le temps de votre inscription sur la liste. Nous vous envoyons un email de confirmation immédiatement après votre inscription. Si vous ne souhaitez plus être informé, il vous suffit de cliquer sur « désinscription » en bas de n’importe quel email que nous envoyons.

Est-ce que vous transférez mes données hors de l’UE ?
Oui, car techniquement nous pouvons utiliser un logiciel de gestion de newsletter qui est Mailchimp (l’un des leader du marché) et qui est basé aux Etats-Unis. Nous l’avons choisi pour sa fiabilité autant que sa conformité au RGPD.

Ils disposent notamment de la certification Privacy Shield “bouclier de protection des données UE-États-Unis” Lien et seront conforme au RGPD.

Qui assure le traitement des données personnelles ?
Les données personnelles sont collectées sur notre site par notre société Fiduciaire Vivatax SA, Avenue Jean-Jacques Rousseau 7, Neuchâtel

Litiges

Les présentes conditions sont régies par le droit Suisse dont dépend le siège social de la société Fiduciaire Vivatax SA.

Horaires d'ouverture

Du Lundi au Vendredi

08h00 — 18h00

Faire partie de notre équipe

VivaJobs

Saisissez votre chance et venez rejoindre la famille Vivatax